Un état propre, des canaux repérés, et la capacité de reconnaître son propre bruit.
Se passe avant tout le reste, sans exception — comme le TPS1/TPS2 de la SNU.
Module 1
Poser les fondations
Un état intérieur stable, propre, protégé — d'où percevoir sans se perdre.
Avant de chercher à percevoir quoi que ce soit, il faut un endroit d'où percevoir. Les praticiens de terrain le répètent d'une école à l'autre : un bon ancrage reste la meilleure des protections, la stabilité de la vie ordinaire est un préalable, et l'hygiène psychique se travaille comme on range sa table avant de s'asseoir. Ce module installe les gestes de base — s'ancrer dans le corps, se nettoyer, s'ouvrir à l'état de réception, et surtout refermer, le geste que presque personne n'enseigne. Il pose aussi la définition de travail : ce qu'est une perception extrasensorielle, ce qu'elle n'est pas, et pourquoi le premier réflexe du débutant n'est pas de voir plus loin mais de tenir plus ferme. On termine au laboratoire, par une mesure de départ aux cartes Zener — avant tout apprentissage, pour qu'il y ait un avant et un après.
Module 2
Les quatre clairs
Savoir par quelle porte l'information vous arrive.
Personne ne perçoit par tous les canaux à la fois. La tradition distingue la clairsentience, qui se lit dans le corps, la clairvoyance, qui produit des images, la clairaudience, qui fait arriver des mots, et la claircognition, qui fait savoir sans savoir comment — sans oublier les canaux oubliés, l'odorat ou le goût. On a une porte principale, une ou deux portes secondaires, et des portes qui restent fermées, et c'est très bien ainsi. Ce module apprend à reconnaître sa propre porte, à ne pas confondre une image mentale avec une image perçue, et à travailler le canal exact qui correspond au profil trouvé. Une règle de praticien encadre le tout : la règle des trois secondes, noter la première chose avant que le mental commente.
Module 3
Le bruit et le signal
Distinguer ce qui monte de ce qui s'invente.
C'est le module le plus important de la formation, et le plus inconfortable. Le mental fabrique de bonne foi : il complète, il anticipe, il flatte, il craint, et il présente son œuvre comme une perception. Les manuels convergent sur le même repère — le mental se reconnaît à la peur et au besoin de contrôle, l'intuition à une qualité de joie calme et d'évidence. On apprend ici les marqueurs du signal, spontané, bref, incongru, sans effort, et ceux du bruit, logique, attendu, construit, flatteur, puis on les exerce : le tri, la première impression en trois secondes, et un second passage au Zener à l'aveugle pour voir si la courbe bouge. Tant qu'on ne sait pas reconnaître son propre bruit, tout le reste est du bavardage.